Un manque de main-d’œuvre inquiétant

La pénurie de main-d'oeuvre, le caillou dans le soulier de Québec en 2020.

Publié le 15 janvier 2020

Québec a connu une des meilleures performances économiques du pays en 2019 et elle jouit de son plus bas taux de chômage depuis 40 ans. | Pierre Cléroux, économiste en chef de la Banque de développement du Canada

Québec connaîtra à nouveau une bonne santé sur le plan économique en 2020, même si son élan sera à nouveau ralenti par la pénurie de main-d’oeuvre. C’est le pronostic tiré de l’événement Québec 2020, qui rassemblait mercredi un parterre de gens d’affaires au Centre Vidéotron.

 

La région de la Capitale-Nationale tourne à plein régime, est venu rappeler Pierre Cléroux, économiste en chef de la Banque de développement du Canada (BDC). 

 

Québec a connu une des meilleures performances économiques du pays en 2019 et elle jouit de son plus bas taux de chômage depuis 40 ans.

Or, il y a un envers à cette médaille, selon plusieurs commentateurs invités à discuter de l’avenir économique de la région. Si le vent de la prospérité souffle fort sur la région et si les entreprises sont prêtes à hisser la grande voile, il manque toujours de matelots sur le pont.

 

“Il y a encore 24 000 postes vacants dans la région”, a rappelé la chroniqueuse Karine Gagnon, du Journal de Québec.

Et une façon de les combler, selon Jean-Pierre Lessard, économiste associé à la firme Aviseo Conseil, c’est de raccrocher au marché de l’emploi les 65 000 travailleurs inactifs de la région. “Ce sont des gens qui ne sont pas attirés par le marché du travail, soit par manque de formation, soit par manque d’attraits ou en raison de la rémunération”, croit l’économiste.

 

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Pénurie de main-d'oeuvre - Camionneur

2020 | Québec veut valoriser le métier de camionneur.

AGENCE QMI

Mercredi, 22 janvier 2020 

La pénurie de main-d’œuvre qui touche l’industrie du transport routier force le gouvernement Legault à déployer un nouveau programme de valorisation du métier de camionneur. 

 

QUÉBEC | La pénurie de main-d’œuvre qui touche l’industrie du transport routier force le gouvernement Legault à déployer un nouveau programme de valorisation du métier de camionneur. 

 

Un budget de 400 000 $ a été accordé au Programme de soutien aux initiatives en main-d'œuvre pour le transport routier des marchandises, qui sera en vigueur jusqu'en mars 2022. À terme, en quatre ans, 800 000 $ auront été investis dans différentes mesures.

Les organismes à but non lucratif, les centres d'enseignement ou de recherche intéressés par la problématique de la pénurie de main-d'œuvre en transport routier des marchandises et reconnus par le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale sont admissibles à ce programme. 

Le gouvernement Legault souhaite rendre le métier de camionneur plus attractif, car le transport par camion touche à l’approvisionnement des personnes et des entreprises à la grandeur du territoire, et est ainsi un important volet de l’économie québécoise. 

 

«La pénurie de main-d'œuvre touche plusieurs secteurs de l'économie au Québec, et le transport routier des marchandises n'y échappe pas. Ce nouveau programme permettra de contribuer à la valorisation et à l'attractivité du secteur du camionnage», a dit le ministre des Transports, François Bonnardel. 

«Le transport routier des marchandises est essentiel au développement du Québec ainsi qu'à l'approvisionnement des personnes et des entreprises dans toutes les régions, a-t-il ajouté. C'est pourquoi votre gouvernement soutient cette industrie et souhaite en assurer la relève.»

Journal de Québec

Pénurie 3 PME sur 4 concernées

Un manque à gagner important.

Publié le lundi 10 février 2020

La situation de pénurie généralisée de la main-d’œuvre qui frappe plusieurs secteurs d’activités au Canada est loin de s’estomper.

 

Selon de nouvelles données issues d’un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante auprès de 1110 chefs d’entreprises au Québec, cette pénurie représente un « handicap » grave pour leur croissance.

Ce sont 3 PME sur 4 qui sont directement concernées par cette pénurie. Cette situation contraint plus de la moitié des entreprises à refuser des ventes ou des contrats.

 

Comme l’a relevé François Vincent, vice-président à la FCEI, de plus en plus de chefs d’entreprises travaillent plus d’heures « pour compenser les effets de la pénurie ». « Cette approche n’est pas viable sur le long terme », a-t-il mentionné dans le communiqué de presse. Par ailleurs, bon nombre de patrons de PME ne sont pas au courant de programmes gouvernementaux de subvention pour l’embauche.

 

Cela a pour effet de les priver des ressources matérielles indispensables pour attirer de nouveaux travailleurs.

« Ce sont plus de 40 % de chefs d’entreprises qui affirment ne pas recourir aux programmes gouvernementaux d’aide à l’embauche parce qu’ils ne les connaissent pas et parce qu’ils sont complexes. Il est clair qu’une meilleure communication et une simplification des programmes existants permettraient de mieux faire atterrir ces initiatives », affirme Gopinath Jeyabalaratnam, analyste principal des politiques à la FCEI.

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